« L’affaire de la semaine », indique sobrement la police nationale de la Charente-Maritime sur les réseaux sociaux. Et certainement de l’année en cours pour le commissariat de La Rochelle. Lundi 20 avril, les effectifs de la BAC (brigade anticriminalité) ont effectué une (fructueuse) perquisition inopinée – sous la direction du parquet de La Rochelle – dans le quartier Saint-Nicolas, à deux pas de la gare.
Tout avait commencé par l’interpellation d’un individu « en possession d’une petite quantité de produits stupéfiants », comme le précisent les forces de l’ordre. Mais l’affaire qui semblait liée à la vente de cigarettes de contrebande a finalement pris une tout autre tournure pour les policiers rochelais.
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La perquisition, imaginée comme « une petite mise en jambes pour la semaine », a en effet permis à leur chien Taïco de flairer « un beau dossier bien juteux ». Au total, les policiers ont mis la main sur « 7,8 kilos d’amphétamine, 4,7 kilos d’héroïne, 3 kilos de cristaux de MDMA, 1,3 kilo de résine de cannabis, 69 grammes de méthamphétamine, 106 grammes de LSD, 209 grammes de champignons hallucinogènes, 669 grammes de méthadone, 2 grammes de kétamine, 17 cachets d’ecstasy et 150 cartouches de cigarettes ».
Il y en avait pour 400 000 euros
C’est une véritable « épicerie » que tenait deux hommes, des toxicomanes nés en 1971 et 1987. La valeur marchande à la revente a été estimée à près de 400 000 euros par les policiers qui ont aussi forcé trois coffres et découvert un pistolet et 21 000 euros en cash. Un « PC de gamer », un téléviseur, des enceintes hi-fi et deux trottinettes ont également été saisis. « Plusieurs matériels ont été attribués par le procureur (de La Rochelle) aux services afin de faciliter nos déplacements », précisent crânement les policiers.
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