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REPORTAGE - Plusieurs opérations de contrôle des établissements scolaires ont été menées, lundi, dans le département. À Ancenis, le lycée Joubert-Émilien-Maillard a fait l’objet d’une vigilance particulière, 17 jours après la violente agression dont a été victime une adolescente.
« Wesh, ils fouillent jusqu’aux trousses ! », lance un adolescent ahuri à ses camarades, avant de s’avancer lui-même devant la table et les gendarmes qui lui font face. Il est 8 heures, ce lundi, devant le lycée public Joubert-Émilien-Maillard d’Ancenis-Saint-Géréon, à mi-chemin entre Nantes (Loire-Atlantique) et Angers (Maine-et-Loire). La première vague d’élèves passe lentement, mais sûrement, le tamis du dispositif de sécurité mixte, mis en place par la gendarmerie nationale et la police municipale, pour contrôler sacs, sacoches et autres bananes des adolescents tout juste revenus de vacances. Deux semaines plus tôt, la fin des cours avait été marquée par un grave incident. Le vendredi 10 avril, un lycéen de 15 ans avait attaqué une camarade au couteau, la blessant gravement.
Ce drame évité de justesse a eu lieu un an presque jour pour jour après l’assassinat de la jeune Lorène, dans un lycée nantais. La violence de l’agression a bouleversé les familles du lycée Joubert-Émilien-Maillard…