« C’est une année vraiment précoce, avoue Guillaume Froger, 55 ans, cogérant avec sa sœur cadette, Emmanuelle, 50 ans, de cette entreprise familiale qui travaille ici depuis trois générations. Il faut tout ramasser cette semaine, en trois fois, à raison d’un passage tous les deux jours. Nous sommes le 20 avril et le muguet doit tenir jusqu’au 1er mai. » Alors, dès que trois cartons de 1 000 brins sont prêts, il les charge dans son utilitaire et file les stocker au frais en vue des livraisons à venir.