Le Paris Saint-Germain commence à en prendre l’habitude. Pour la troisième saison consécutive, le club de la capitale est présent dans le dernier carré de la Ligue des champions, avec une double confrontation alléchante à jouer face au Bayern Munich.
Si le PSG a plus souvent perdu que gagné en demi-finales, il semblerait qu’il ait récemment trouvé la recette pour performer à ce stade de la compétition.
1994-95 : la leçon du grand Milan
Les supporters parisiens les plus âgés s’en souviennent forcément. En 1994-95, pour la deuxième participation de son histoire à la plus prestigieuse des compétitions européennes, le Paris Saint-Germain rallie les demies à l’issue d’un parcours parfait, marqué par un Grand Chelem en phase de poules (6 victoires en 6 matchs, dont deux face au Bayern Munich) avant d’éliminer le FC Barcelone en quarts de finale grâce à Vincent Guérin, héros du match retour.
Mais la marche est trop haute au tour suivant face au grand AC Milan. Opposés à une formation plus mature et imprenable tactiquement, George Weah et ses partenaires s’inclinent logiquement, n’inscrivant pas le moindre but sur l’ensemble des deux matchs (0-1, 0-2).
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2019-20 : en maîtrise contre Leipzig
25 ans plus tard, tout (ou presque) a changé dans la capitale. Passé sous pavillon qatarien, Paris chasse ardemment la Ligue des champions, qui ne cesse de se refuser à lui. Mais à l’été 2020, les étoiles semblent enfin s’éloigner. Format raboté en raison du Covid-19, Real Madrid, Manchester City et FC Barcelone éliminés précocement, Neymar dans la forme de sa vie…
???? Il y a 5 ans, jour pour jour. ????
Le Paris Saint-Germain se qualifiait en finale de la @ChampionsLeague à Lisbonne face à Leipzig (3-0) ! pic.twitter.com/Op67BUiWtu — Paris Saint-Germain (@PSG_inside) August 18, 2025
Après avoir éliminé l’Atalanta Bergame (2-1), le PSG retrouve un nouvel adversaire à sa portée en demi-finales : le RB Leipzig. Comme dans un rêve, les hommes de Thomas Tuchel ne laissent aucune chance aux Allemands, s’imposant 3 à 0 grâce aux réalisations de Marquinhos, Angel Di Maria et Juan Bernat.
2020-21 : le mur Citizen
Moins d’un an plus tard, les Parisiens retrouvent déjà le dernier carré. Irrésistibles face au Barça en 8e de finale (4-1, 1-1), solides face au Bayern en quarts (3-2, 0-1), Marquinhos et ses partenaires font face à un troisième ogre européen : Manchester City.
LP/Arnaud Journois.
Mais cette fois, la magie n’opère pas. Gêné au mollet droit, Kylian Mbappé n’est que l’ombre de lui-même au match aller, ne touchant que 29 ballons pour aucun tir cadré (1-2). Les ambitions franciliennes, pas aidées par l’expulsion d’Idrissa Gueye à l’aller et d’Angel Di Maria au retour, se noient sous le déluge de grêle de l’Etihad Stadium une semaine plus tard, où les joueurs de Pep Guardiola se promènent dans le sillage d’un excellent Riyad Mahrez (0-2).
2023-24 : la malédiction de Dortmund
La première du triptyque de Luis Enrique. Débarqué dans la capitale l’été précédent, l’entraîneur espagnol voit se présenter une belle opportunité de se qualifier pour la finale de la Ligue des champions dès sa première année en défiant le Borussia Dortmund dans le dernier carré après avoir sorti le Barça au tour précédent.
Mais, punis par la redoutable efficacité allemande alliée à leur propre maladresse et à une pointe de malchance (quatre montants touchés sur l’ensemble de la double confrontation), Paris s’incline sur la plus petite des marges à l’aller comme au retour et rate de peu la finale pour la dernière campagne européenne de Kylian Mbappé sous le maillot bleu et rouge.
2024-25 : Dembélé et Donnarumma en héros
Ce n’était que partie remise. L’année suivante, le PSG, qui s’apprête à grimper sur le toit de l’Europe, semble irrésistible à l’orée du printemps. Après s’être sorti des griffes de Liverpool et avoir résisté à Aston Villa, Ousmane Dembélé et les siens éliminent Arsenal (1-0, 2-1) pour s’ouvrir grand les portes de la finale.
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