Le coach parisien fait le point à la veille de la réception du Bayern, mardi, en demi-finale aller de Ligue des champions.

Un choc taillé pour les attaquants : «C’est tout l’inverse : s’il y a deux équipes qui attaquent très bien, il faut savoir défendre, et ce sera la clé. Il faudra attaquer de la meilleure manière, et savoir défendre. C’est un match attractif pour tous les supporters et ces deux équipes, qui font une très bonne saison.»

Les clés de la montée en puissance du PSG : «Ce sont des choses très simples. Tous les entraîneurs veulent arriver dans la partie finale de la saison dans les meilleures conditions. On est en demies et tous les joueurs sont prêts, à l’exception de Quentin Ndjantou . C’est la magie de la Ligue des champions, qui donne une énergie spéciale aux joueurs (sourire). Tout le monde veut être là et jouer ce type de match. C’est très positif pour les entraîneurs. Ensuite, pour arriver en plus ou moins bonne condition, ça dépend de beaucoup de facteurs mais ce n’est pas du hasard. On est dans un très bon moment.»

On mérite d’être là, on est confiants, mais on connaît la difficulté de jouer face au Bayern. Luis Enrique

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La confiance des supporters : «Les supporters montrent toujours leur confiance, c’est positif. Mais on est des professionnels, on sait qu’il n’y a pas de favori. C’était la même chose contre Chelsea ou Liverpool. Dans ce type de match, les petits détails sont très importants. Il faut être prêt pour tous les scénarios. On mérite d’être là, on est confiants, mais on connaît la difficulté de jouer face au Bayern.»

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Si le PSG fait partie des grands d’Europe en disputant sa troisième demie de C1 d’affilée : «Ça dépend de vous, c’est à vous de dire cela ou pas. En tout cas, c’est un vrai plaisir et c’est mérité. Je me souviens de la demi-finale contre Dortmund en 2024, on avait touché les montants à plusieurs reprises, on avait tout fait pour accéder à la finale mais Dortmund avait gagné les deux matchs et mérité de passer. Après, on est contents de ce qu’on a fait. Pour être à ce niveau de la compétition, il faut être très ambitieux. On l’est. On veut aller encore un peu plus loin.»

Ce sont les deux meilleures équipes d’Europe. Luis Enrique

Une excitation spéciale face au Bayern, un duel entre deux grandes attaques : «Si on regarde les statistiques offensives et défensives, ce sont les deux meilleures équipes d’Europe. Peut-être qu’Arsenal a aussi fait une saison incroyable. Mais en termes de régularité, le Bayern est sans doute un peu en avance sur nous, car ils n’ont perdu que deux matchs en C1. Mais en termes de ce qu’on montre en tant qu’équipe, on est là. Il n’y a aucune équipe meilleure que nous. Je l’ai dit après la phase de ligue, que je n’avais pas vu une équipe meilleure que nous. En ce moment, je le répète. On a beaucoup de respect pour le Bayern, comme pour Chelsea et Liverpool. Ils ont beaucoup de joueurs de très haut niveau, un entraîneur qui a su former une vraie équipe. C’est une demi-finale passionnante.»

Qui aligner au milieu de terrain : «Demain (mardi), ce sera la loterie (ironique). Je ferai comme d’habitude et j’alignerai les meilleurs joueurs pour démarrer. Mais pour gagner cette demi-finale, on aura besoin de tous les joueurs qui peuvent jouer. Et dans ce cas, on est plus que prêts.»

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Si la présence de Luis Diaz et Michael Olise peut changer la manière de jouer de Nuno Mendes et Achraf Hakimi : «Qu’en pensez-vous ? Vous pensez qu’on a gagné la Ligue des champions la saison passée avec Mendes et Hakimi bloqués en défense ? Ils doivent défendre, et très bien défendre, surtout avec ce type de joueurs face à eux. Mais il faut attaquer plus que défendre si on veut gagner. Et demain, on essaiera de le faire. Mais ce sera compliqué. Il faudra défendre. On veut gagner le premier match et le deuxième».

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Son discours avant ce type d’affiche : «Aujourd’hui, c’est Rafael Pol (son adjoint) qui a fait la causerie. Ça dépend de ce qu’on cherche. L’entraîneur a plus de travail face à une équipe moins motivante, et je ne citerai pas de nom. Quand tu joues une demi-finale de Ligue des champions, il n’y a pas besoin de l’entraîneur, je pourrais rentrer chez moi. Tout le monde est prêt, tout le monde sait ce qu’il a à faire parce qu’on l’a fait sur les trois dernières années. Ce sont les matchs les plus simples à gérer pour un entraîneur. Il faut surtout calmer, relaxer.»

Vincent Kompany : «C’est un entraîneur de très haut niveau. Il l’a montré en Angleterre et depuis deux ans au Bayern. C’est l’une des équipes que j’aime le plus regarder car ils jouent tout le temps pour l’attaque, avec un nombre de buts incroyable… J’aime tous les entraîneurs, mais surtout les entraîneurs offensifs.»

Michael Olise : «J’aime tous les joueurs du Bayern, pas seulement Olise. Individuellement, c’est le très haut niveau. Et collectivement, ils ont montré leur niveau.»

Écrire l’histoire, c’était une chose, mais on a encore faim. Luis Enrique

Les différences par rapport à la saison dernière : «Gagner la première C1, c’était un vrai soulagement. Maintenant, c’est notre histoire, c’est une motivation. Écrire l’histoire, c’était une chose. Mais on a encore faim. On a hâte de jouer ces matchs.»

Le temps de jeu réduit de Marquinhos en Ligue 1 : «C’est parce qu’on a besoin de tous les joueurs pour viser à être compétitif dans les deux compétitions qu’il reste. Il faut gérer la charge des minutes. On a évalué chaque cas individuellement. C’est un joueur de haut niveau, le capitaine, un joueur très important pour nous. On veut avoir la meilleure version de Marquinhos pour les moments et les matchs les plus importants.»

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Le joueur le plus essentiel au Bayern : «Kimmich, Kane, Musiala, Olise, Diaz, Laimer, Upamecano, Neuer, Stanisic… Tout le monde, ils sont tous le cœur de l’équipe. C’est l’équipe avant tout. Évidemment, il y a des stars, des joueurs incroyables, mais l’équipe sera la clé. Et les deux équipes sont de bons exemples de ce que je dis.»

«Kvara» : «C’est un joueur très important pour nous, pas seulement pour ses qualités de joueur mais aussi ce qu’il transmet en tant que personne.»

Propos recueillis en conférence de presse